Les colons s'installent

carte complete

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Carte d'implantation des migrants sur le secteur Cape Vincent : carte complète et détail sur le frencch settlement.  On peut retrouver l'emplacement des fermes de chacun des colons venant de Rosières ou environs.

Pour visualiser parfaitement : site "the New-York publical libray" 

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Ces migrants s’établissent dans l’état de New-York, comté de Jefferson, à la frontière canadienne dans un endroit proche de la ville de Cape Vincent et en face de la ville canadienne de Kingston. Dans cette zone,il y avait déjà une forte influence française depuis que des proches de Napoléon 1er, dont son frère Joseph, s’y étaient établis sous la Restauration. Le fleuve Saint-Laurent, sépare cette contrée du Canada.

Tous de religion catholique, les migrants entreprennent la construction d’une église dédiée à Saint Vincent-de-Paul. Après qu’ils aient réalisé les fondations, Monseigneur Jean Dubois, évêque de New-York, d’origine française également, vient présider la cérémonie de pose de la première pierre à l’été 1832.

Auparavant, dans un document sous forme de pétition,les habitants de la contrée exposent leur volonté de construire une église à proximité de leurs habitations. En soulignant que leur village se situe non loin de la ville canadienne de Kingston, sur la rive opposée du fleuve, où existe déjà une église catholique alors que, eux, en sont encore dépourvus mais où ils se rendent au marché pour écouler leurs produits. M. Le Ray, un homme riche et influent de la région et qui est certainement à l’origine du peuplement du village, est là pour régler les conditions d’implantation et les problèmes financiers.

Le document s’achève par l’exigence que le village de colons formé par les habitations dont l’église occupera le centre soit dénommé Rosiere, en voici le texte traduit en français; vous pouvez retrouver le texte original en anglais dans l'histoire du diocèse d'Ogdensburg. (pages 120 et suivantes).

"L'église peut être prête l'année prochaine et peut être d'une taille appropriée pas seulement pour le présent, mais aussi pour l'augmentation future que nous espérons.
Sa situation est bien choisie. Elle est centrale pour les colons actuels, à proximité des fermes

Là nous fonderons un village pour commerçants et gens de métier.

, et, comme nous, les premiers colons, venons en majorité de Rosière, son nom sera Rosière.

février 1832. 

Signé :

Huger Aubertin of Blonde Fontaine ;Toussaint Laurent, Simon and Nicolas Cornair, Pierre Barthelemy, Nicolas Cocaigne, Jean Branche, Nicolas Jacquet, Francois Chapron, all of Rosiere ;Nicolas Chapron, Jean Billery of Aubercy ; Claude Barbien of Oignet ; Marcel Aubrey of Sembry ; Jacques Mentry and Pierre Brunot of St. Marcel"

Il convient de rétablir l’orthographe des patronymes et des noms de villages déformés, voire américanisés :(Cocaigne = Cocagne, Jacquet = Jacquot, Aubrey = Aubry, Mentry = Ménétrier, Chapron = Chaperon), Blonde Fontaine = Blondefontaine, Aubercy = Arbecey, Oignet = Oigney.

En ce qui concerne Sembry (Cemboing, Semmadon, Lambrey,... ??), il semble qu'il y ait eu mauvaise lecture du manuscrit : on ne trouve un Marcel Aubry qu'à Saint-Marcel.

Par contre Pierre Brunot n'est pas de Saint-Marcel mais de Bougey.

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Image souvenir de la célébration du 175e anniversaire de la première église de Rosiere en 1832.

Le texte en anglais est un extrait du texte ci-dessus

Document fourni par Rick Lawrence.

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Le vieux cimetière de Rosiere dans lequel on trouve les tombes des migrants de Rosières 1830

Photos Rick et Marsha Lawrence

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Le document PDF ci-dessous raconte l'histoire de l'une des familles émigrées à Rosiere NY, la famille EDUS de Gourgeon, à partir du moment où la décision de partir commence à être envisagée jusqu'aux années d'installation dans leur colonie du nouveau monde.